lundi 19 janvier 2009

dimanche 11 mai 2008

Lettre à mon fils

Mon enfant... mon tout-petit... Je t'ai tant désiré. Mon premier-né. Le fruit d'un amour à la fois tendre et violent, blessé par la lame tranchante de nos vécus respectifs...

Je ne voulais pas y aller ce jour-là, j'ai beaucoup tourné avant de me décider à partir... Mais finalement nous nous sommes rendus à la maternité, et tu étais effectivement sur le point de montrer le bout de ton nez!

Cette nuit-là fut une vraie aventure, dangereuse, polluée par la médicalisation à outrance qui a bien failli nous perdre tous les deux... Mais tu es né, tu as jailli de mon corps, petit bout de moi, petit bout de lui, tu étais rond et chaud, joli petit nourrisson à cajoler...

Nous avons eu des débuts difficiles, c'est vrai... Mais plus les semaines passaient, et plus nous prenions confiance en notre capacité à faire les bons choix, un peu envers et contre tous -souvent- mais toujours dans l'amour et le respect le plus total de ton être. Certes tu as essuyé les plâtres de nos erreurs et hésitations de tous jeunes parents, qui ont l'impression de redécouvrir ce qu'est un bébé malgré les modèles que nous avions eu autour de nous... Non, définitivement, il n'y a pas de recette miracle pour élever un enfant. Nos principes ont sauté un par un, et nous avons décidé de prendre ce risque d'aller parfois à l'encontre de ce que la société omnisciente préconise...

Puis tu as grandi, tu as affirmé ton caractère, quitté le sein maternel... Tu nous as fait trépigner d'impatience, dans l'attente de tes premiers pas... Tu étais (et tu es toujours) un petit bonhomme épanoui, tendre, heureux... Avec un caractère bien affirmé et en même temps tellement facile à vivre...

Et puis nous avons commencé à nous impatienter d'entendre tes premiers mots... les mois passaient et tu ne disais toujours rien. Tu grandissais par ailleurs tout à fait normalement, nous laissant dans l'illusion qu'il n'y avait aucun souci et qu'il fallait juste se montrer patient...

Les mois passant, le doute s'amplifiait, puis notre entourage a commencé à nous alerter un peu plus, sans trop oser... C'était impossible à croire, cela nous semblait invraisemblable au vu de ton comportement au quotidien...

Même en n'y croyant pas, nous avons décidé de te faire faire des tests auditifs. Je me demande parfois si au fond nous ne savions pas déjà à ce moment... Ce qui est terrible c'est l'impression de se résigner, et en même temps cela fait partie du package qui fait que nous prenons soin de toi, chaque jour que Dieu fait, et du mieux que nous pouvons...

Il y a effectivement un problème... L'ORL te fait des tests, ne se montre pas très rassurante et programme d'autres examens...

Le verdict est tombé ce 11 janvier 2007. Tu es sourd profond. Le choc. Nous avions déjà assimilé que tu étais sourd, mais sourd profond, non, qui peut être prêt à se rendre compte que son enfant n'a jamais entendu le son de sa voix, n'a jamais entendu les berceuses et les paroles rassurantes de sa maman et de son papa?

Mais... Mais tu es en pleine santé, un petit garçon HEUREUX, ce qui veut dire que nous remplissons à merveille notre rôle de parents, et même si la vie a décidé de mettre cette difficulté sur notre chemin, nous allons nous battre à tes côtés pour te rendre la vie encore plus belle.

Robin, ma chair et mon sang... Même si je balaye souvent les soupçons de culpabilité qui m'envahissent parce qu'il me faut faire face et que je t'aime de tout mon cœur, que je ferai tout pour toi, je te demande pardon de mes imperfections, qui nous ont surement fait perdre un peu de temps, qui ternissent parfois un peu notre relation. Et je ne te remercierai jamais assez de m'avoir fait découvrir l'Amour, qui renverse tout, celui qu'on ne choisit pas et que pourtant on n'a fait que rechercher jusque là, cet Amour qui m'a envahi à la seconde où j'ai senti clairement une présence au creux de mon corps, et qui n'a fait que grandir avec le temps, explosant au moment où l'on a posé ton petit corps tout chaud sur moi, et qui grandit encore...

Maman

Il faut que je vous dise

Je suis de ces enfants qu'il ne faut pas trop aimer, pas trop materner, pas trop laisser libres.
Je suis de ces enfants brimés dans leurs découvertes, éduqués dans des limites rigides qui ne laissent aucune place à l'émotion, à l'erreur, à l'échec.
Je suis de ces enfants blessés de n'avoir pas été bercés, aimés, je suis de ces enfants à l'identité niée.

Je suis de ces femmes qui veulent se libérer, de ces chaînes, de cette vie insensée.
Je suis de ces femmes qui veulent donner du sens, qui veulent aimer, qui veulent vibrer.

Il faut que je vous dise, que ce soir, je suis envahie.

D'Espoir.



[ cette petite envolée lyrique a été écrite un soir... de révélation mystique, le 14 août 2006. Je l'aime bien ^^ ]

Pour de vrai de vrai

Vivre... Pour de vrai? De vrai de vrai! (hmmm un petit passage de Shrek là :)))

C'est quoi, vivre vraiment???
Retour aux sources...

Revenir à la base, de ce qui Est, de ce qu'on Est, de ce que l'Humain est... De ce qui le REND Humain...

Vivre comme des animaux alors??? C'est un peu ça oui...

"Elle est folle"

Non, je ne suis pas folle. Mais je ne veux plus ensevelir tout ce que je sens de SI VRAI. Plus je regarde mon enfant, ce petit Humain sorti de moi, et plus je vois à quel point nous les désHumanisons par l'éducation... on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a, avec ce qu'on nous a donné...

Sauf qu'avant de nous donner quoi que ce soit, on a commencé par NOUS désHumaniser. Parce que c'est naturel, peut-être, de boire le lait de la vache, de dormir seul... De ne pouvoir rien décider, d'avoir toujours quelqu'un qui sait mieux que nous ce dont nous avons besoin? Quelqu'un qui nous dit quoi et quand manger, où et quand dormir (et qui se contente pas de le dire , non, nous l'impose...) Alors, ce qu'on nous a "donné"... est-ce juste? Est-ce cela qu'on veut apprendre à nos enfants?

En réalité, on ne donne jamais le bon exemple. Donner le bon exemple ça ne devrait même pas exister. Ca veut dire se forcer à être ce que l'on veut renvoyer à l'Enfant (ou l'Autre) pour qu'il devienne ce qu'on souhaite... Au lieu de se retrouver, puiser en nous la Vérité de ce qu'on Est, vraiment... Et le Vivre, vraiment... Pour enfin Donner... vraiment...

vendredi 9 mai 2008

Choisir sa tribu, son souffle de Vie

Je suis melchou, sur le web, depuis plus de 5 ans.

Je suis par ailleurs une femme, épouse et mère. Nous vivons en famille nucléaire. Mon mari, mon petit garçon, mes deux chats, le cochon d'inde, et moi.

Et sur le web, j'ai recréé ma *tribu*, enfin, un début de tribu, un rêve de tribu, quelque chose qui se crée et se tisse au fil de moi (oh c'est joli ça, je voulais écrire au fil deS moiS lol), dans un courant/souffle de Vie assez proche... Et peu importe la distance, l'échange, le *partage*, la connivence, l'entraide... Tout ça y est... Il manque c'est sûr, au quotidien, les accolades, les regards complices, les sourires...

Mais l'amitié dont j'ai besoin est là... Et participe à chaque instant à mon quotidien... Lorsqu'on fait certains choix marginaux, on peut avoir des potes et quelques amis, bien sûr... Bon, ça se complique quand on a des idées très arrêtées ;) Et là... une tribu de coeur, c'est plus difficile, ce lien élastique, dans le temps et l'espace, ce *je ne sais quoi* qui nous rend présents les uns aux autres, même au creux de nos solitudes...

J'ai glissé d'une tribu à une autre au gré du temps qui passe... De mes évolutions... le mouvement perpétuel de l'esprit... Souvent je me demande si celà cessera un jour??? A glisser de certitude en certitude (avec un socle commun quand même, il faut bien une base à tout ça!), et donc, de forum en forum, de lecture en lecture... S'agit-il juste de la curiosité humaine tout simplement, celle-qui me pousse par ailleurs à multiplier les recherches et lectures, toujours avide d'apprendre-de comprendre-de réfléchir, encore et encore??? Auquel cas je peux bien sûr répondre que non, ça ne cessera pas. Quant à l'esprit, oui il est aussi souvent et beaucoup, fluctuant, évoluant, se nourrissant et s'inspirant de ce que nous lui apportons d'une part, et de ce que la vie peut nous imposer d'autre part... Pourrait-il un jour avoir fait le tour d'une question? Ne plus avoir besoin de se ressourcer?

Lorsque je me suis intéressée à l'écologie, j'ai lu pendant plusieurs mois, tout ce qui me tombait sous la main sur le sujet... Puis cette *passion* s'est étiolée, et je suis passée à autre chose... Et ce n'est pas que je m'y intéresse plus, j'ai l'impression d'avoir fait le tour de ce que je voulais/pouvais apprendre, et pourtant c'est loin d'être le cas... Comment peut-on faire le tour d'un sujet aussi vaste, et avoir acquis *toutes* les certitudes possibles à ce sujet?

Internet nous offre cette possibilité. Faire tomber les frontières physiques et pouvoir communiquer, de manière très vaste. Et enraciner nos certitudes dans ces partages, mais surtout nos savoirs, nos convictions de ce qu'Est telle ou telle chose, et entre autres, l'Humain. Quels sont ses besoins, comment le/se rendre heureux, pourquoi ne l'est-on pas, pourquoi accepte-t-on si facilement les leurres de bonheur que nous subissons de la société???

Internet est un macrocosme à échelle réduite. Nous pouvons y jouer, y discuter, nous y faire des amis, acheter, vendre, travailler, écrire, lire, apprendre et surement d'autres choses encore...

Internet, c'est là où j'ai trouvé ma tribu... c'est surtout là où j'ai enfin pu *vraiment* la CHOISIR. Et les gens qui la composent peuvent changer, de jour en jour... Le voyage ne fait que commencer...

J'ai aussi rencontré l'amour de ma vie sur Internet... :)))

Bienvenue

dans mon univers :)